Modalités d’évaluation des candidats à compter de la session 2022

Une note de service parue au BO n°30 du juillet vient préciser les modalités d’évaluation du baccalauréat pour les sections générale et technologique à compter de la session 2022.

Cette note de service (BO n°30 du 29 juillet 2021) donne une vue globale sur ces nouvelles modalités.

Cette note de service particulièrement riche mérite une lecture attentive pour bien saisir tous les enjeux abordés. On retiendra tout particulièrement (attention, la liste qui suit n’est que partielle) ceux qui sont abordés ci-dessous et qui concernent tout particulièrement les LVE. Les extraits reproduits le sont à titre d’illustration mais la lecture attentive de l’ensemble de la note de service permettra de cerner plus finement les points soulevés.

La prise en compte des moyennes annuelles des candidats scolaires
« Les 40% de la note du baccalauréat issus des enseignements obligatoires ne faisant pas l’objet d’épreuves terminales sont calculés à partir des résultats obtenus en classe pendant les deux années du cycle terminal, pour les candidats scolaires, tels que définis ci-dessus (section 1.A.1).

Ces candidats font valoir leurs moyennes annuelles sur le cycle terminal, dans les enseignements concernés.

  • Dans l’enseignement de spécialité suivi uniquement en classe de première, la note à laquelle est affectée le coefficient 8 est la moyenne des moyennes trimestrielles ou semestrielles de l’élève pour la classe de première.
  • En histoire-géographie, en enseignement scientifique dans la voie générale, en mathématiques dans la voie technologique, en langue vivante A et en langue vivante B, la moyenne des moyennes trimestrielles ou semestrielles de l’élève est affectée, dans chaque enseignement, d’un coefficient 3 pour la classe de première et d’un coefficient 3 pour la classe de terminale (soit un coefficient 6 pour chacun de ces enseignements sur le cycle terminal).

Dans la voie technologique, les élèves comptent au titre de leurs enseignements obligatoires un enseignement technologique en langue vivante (ETLV), qu’ils peuvent choisir de faire porter sur leur langue vivante A ou sur leur langue vivante B. La moyenne annuelle de leurs résultats en ETLV est intégrée au calcul de la moyenne annuelle dans la langue vivante concernée. La note attribuée à l’interrogation orale en ETLV est prise en compte sans pondération, dans le calcul de la moyenne de langue vivante concernée, pour la classe de terminale. »

La forme des évaluations ponctuelles pour les candidats individuels
Voir également :
L’attestation de langues vivantes :
« Cette attestation indique le niveau atteint par le candidat en langue vivante A et en langue vivante B, et précise ce niveau pour chacune des activités langagières, au regard du cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL).

Pour les candidats scolaires, définis dans l’introduction à la présente note de service (partie 1.A.1), le niveau indiqué dans l’attestation est déterminé par le résultat obtenu à une évaluation organisée par les professeurs de langue vivante A et de langue vivante B à l’intention de leurs élèves en fin de cycle terminal. Cette évaluation comprend quatre parties, de poids égal dans le résultat global du candidat, visant à évaluer les quatre activités langagières définies par le CECRL. La partie dédiée à l’évaluation des compétences du candidat en expression orale en continu et en interaction prend la forme d’une interrogation orale. Les professeurs peuvent utiliser les sujets mis à leur disposition dans la banque nationale numérique, pour construire cette évaluation.

Pour les candidats scolaires de la voie technologique, dans la langue vivante sur laquelle l’élève a choisi de faire porter l’enseignement technologique en langue vivante (ETLV), l’interrogation orale prévue pour l’évaluation des compétences du candidat en expression orale en continu et en interaction, porte sur cet enseignement. »

L’organisation du contrôle continu et la nécessaire définition d’un projet d’évaluation :
« Les notes retenues pour le baccalauréat dans les enseignements obligatoires ne donnant pas lieu à une épreuve terminale sont les moyennes annuelles du candidat, qui rassemblent l’ensemble des résultats chiffrés obtenus par l’élève au fil de son parcours scolaire pendant les deux années du cycle terminal dans les enseignements concernés. La valeur certificative ainsi conférée à ces moyennes implique que l’équipe pédagogique conduise au préalable une réflexion au sein de chaque établissement, avec l’appui des inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux référents, afin de définir un projet d’évaluation. Lorsqu’un établissement ne compte qu’un seul professeur ou un nombre restreint de professeurs dans une discipline, le recteur peut demander au chef d’établissement que la réflexion préalable soit étendue, dans cette discipline, à plusieurs établissements du bassin.

Cette réflexion permet d’élaborer au sein de chaque établissement un cadre réfléchi et organisé au sein de l’équipe pour l’évaluation des élèves, formalisé par un projet d’évaluation pour l’établissement partagé à l’échelle de la communauté éducative. Ce travail collégial aboutit à la définition de principes communs, garants de l’égalité entre les candidats, tout en conservant les marges d’autonomie indispensables pour respecter la progression pédagogique adaptée à chaque classe ou groupe d’élèves.

Cette définition peut formaliser les différents types d’évaluation mis en place dans le lycée, rappeler les objectifs propres à chacun de ces types d’évaluation, distinguer et définir leurs modalités, leurs critères et les compétences dont ces évaluations visent à vérifier l’acquisition chez les élèves. Elle peut décrire les temps d’évaluation diagnostique mis en place en début de processus (début d’année scolaire, début de séquence) pour connaître le niveau de début des élèves, afin de différencier les parcours d’apprentissage. Elle précise les principes qui prévalent à l’évaluation formative, laquelle permet à l’élève de voir où se situent ses acquis par rapport aux exigences de réussite de la formation. Elle pose le cadre de l’évaluation sommative, mise en place en fin de processus (fin de séquence, fin d’année scolaire) pour attester des acquis de l’élève. Elle peut prévoir des temps d’évaluation organisés à l’échelle de l’établissement, portant sur des portions importantes des programmes du cycle terminal. Elle inscrit les questions d’évaluation dans la perspective de l’orientation et de l’accès à l’enseignement supérieur. L’harmonisation des pratiques d’évaluation peut notamment s’appuyer sur les instructions et guides d’évaluation produits par les corps d’inspection, les programmes officiels, la définition des épreuves du baccalauréat, et les grilles d’évaluation. »

L’évaluation au titre du contrôle continu pour les candidats inscrits en section linguistique (ci-dessous tout particulièrement la DNL et les sections Selo)
« L’évaluation spécifique de contrôle continu est organisée par les professeurs de la section. Dans les sections européennes ou de langues orientales ainsi qu’en DNL hors Selo, elle prend en compte :
  • le résultat d’une interrogation orale de langue, qui a lieu à la fin du cycle terminal, comptant pour 80 % de la note globale ;
  • la note sanctionnant la scolarité de l’élève dans sa section au cours de la classe de terminale, qui compte pour 20 % de la note globale. Cette note est conjointement attribuée par le professeur de langue et le ou les professeur(s) de la ou des discipline(s) non linguistique(s) ayant fait l’objet d’un enseignement dans la langue de la section.

La note finale attribuée à l’évaluation spécifique de contrôle continu pour l’obtention de l’indication Selo ou DNL est prise en compte, sans pondération, dans le calcul de la moyenne de langue vivante A ou B s’agissant de l’indication Selo, et de la moyenne de langue vivante A, B ou C pour l’indication DNL (DNL hors Selo), sur le cycle terminal (moyenne des moyennes annuelles de première et de terminale).

Si l’élève suit un enseignement spécifique dans le cadre d’une Selo ou d’une DNL, uniquement en classe de première ou uniquement en classe de terminale, alors cet enseignement est pris en compte dans la moyenne annuelle de l’élève, au titre de l’année concernée, mais ne permet pas d’obtenir l’indication Selo ou DNL sur le diplôme du baccalauréat, qui ne peut être obtenue qu’au terme d’une scolarité en Selo ou en DNL sur les deux années du cycle terminal. »

Remarque : une note de service paru au BO n°3 du 26 août vient préciser encore plus finement les choses sur ce point

Remarque : une note de l’Inspection Général viendra sous peu (mi septembre environ) préciser encore les principes généraux de l’évaluation (en préambule) et proposera des déclinaisons par disciplines du tronc commun et par spécialité. Nous ne manquerons pas de la publier en complément de cet article.

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